Les données d’exploitation et résultats d’analyses environnementales sont tenus à la disposition des administrations de contrôle (DRIRE) et de la Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS). Cette Commission, présidée par le sous-préfet, regroupe l’exploitant, les représentants des communes, les associations d’environnement et les administrations concernées. Elle se réunit une fois par an, mais aussi sur toute demande de l’un de ses membres.

LA PROTECTION DES EAUX

L’arrêté préfectoral n°14677-5 du 5 juillet 2005 prévoit dans ses articles 25, 29 et 30 le programme de contrôle et de suivi des lixiviats, des eaux souterraines et de ruissellement.

 Le traitement des lixiviats 

Les lixiviats collectés dans les bassins de stockage sont traités sur le site, puis rejetés dans le milieu naturel.
Avant rejet, la qualité de l’eau est analysée et fait ainsi l’objet du programme de surveillance ci-dessous :

PARAMETRES

FREQUENCE

PH

En continu

Conductivité

Débit

T°C

MEST

Hebdomadaire

DCO

NH4+

Azote K

Métaux totaux (Pb+Cu+Cr+Ni+Zn+Mn+Sn+Cd+Hg+Fe+Al)

Cr6+

Cd

Pb

Hg

Arsenic

Phénols

Phosphore total

Mensuelle

DBO5

Chlorures

Composés organiques halogénés (en AOX ou EOX

Fluor et composés

Trimestrielle

CN libres

Hydrocarbures totaux


Les prélèvements, mesures et analyses sont contrôlés au moins une fois par an par un organisme extérieur (laboratoire agréé par le ministre chargé de l’environnement). Ils portent sur les paramètres suivants :

pH

T°C

Matières en suspension totale (MEST)

Chlorures

Conductivité

Demande chimique en oxygène (DCO)

Demande biochimique en oxygène (DBO5)

Azote global

Azote K

NH4+

Phosphore total

Phénols

Métaux totaux (Pb+Cu+Cr+Ni+Zn+Mn+Sn+Cd+Hg+Fe+Al)

Cr6+

Cd

Pb

Hg

As

Fluor et composés

Hydrocarbures totaux

Composés organiques halogénés
(en AOX ou EOX)


 La gestion des eaux de ruissellement

Les eaux de ruissellement intérieures au site  non susceptibles d’être en contact avec les déchets sont collectées dans des bassins étanches permettant une décantation et un contrôle de leur qualité.
Puis, ces eaux sont rejetées dans le ruisseau du bois noir dans le respect des valeurs limites suivantes :

 La surveillance des eaux souterraines

Les eaux souterraines drainées sous la géomembrane sont stockées et contrôlées avant d’être rejetées dans le milieu naturel.
De plus, un réseau de 10 points de contrôle des eaux souterraines (piézomètres) placés en amont et en aval du site permet de contrôler la qualité de l’eau. Les analyses sont réalisées trimestriellement et portent sur les paramètres suivants : pH, résistivité, DCO, DBO5.
Ces résultats sont transmis à l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement.

LA PROTECTION DE L’AIR

L’arrêté préfectoral n°14677-5 du 5 juillet 2005 prévoit dans ses articles 33, 34 et 35 le programme de contrôle et de la qualité de l’air.

 La collecte du biogaz

Des analyses de la composition du biogaz capté par un réseau de canalisation sont réalisées mensuellement. Elles portent sur la teneur en CH4, CO2, O2 H2S, H2O.
Ces résultats sont transmis à l’inspecteur des installations classées. Un registre journalier permet de connaître la quantité de biogaz valorisé ou détruit.

 L’Unité de valorisation énergétique

L’installation est munie de dispositifs permettant de collecter et canaliser les émissions. Les valeurs limites de rejet suivantes sont respectées dans les conditions de marche des installations à pleine charge. Elles sont exprimées en mg/m3 dans les conditions normales de température et de pression, sur gaz sec, la teneur en oxygène étant ramenée à 5%.

PARAMETRES

VALEURS LIMITES (en mg/Nm3)

NOx

525

CO

1200

COVNM

50

Poussières

150

Les contrôles sont effectués au moins tous les ans, par un organisme agrée par le ministre de l’environnement  soit, une mesure du débit rejeté et des teneurs en oxygène, Nox, CO et COVNM  dans les gaz rejetés à l’atmosphère selon les méthodes normalisées en vigueur.

 Les torchères

Le site de lapouyade est équipé de torchères qui permettent de brûler le biogaz en cas d’arrêt technique des moteurs de l’unité de valorisation.
La température est mesurée en continue et fait l’objet d’un suivi régulier. Les émissions de SO2, CO, HCl, HF issues  de chaque dispositif de combustion est analysée annuellement par un organisme extérieur compétent. Les rejets à l’atmosphère respectent la valeur suivante : CO<150mg/Nm3. Ces résultats sont transmis à l’inspection des installations classées.